
Les métiers du compagnonnage : liste, formations et débouchés
Bâtiment, bois, métal, cuir, textile, métiers de bouche : panorama des métiers du compagnonnage, des diplômes qui y mènent et des débouchés après le parcours.
Le média du compagnonnage et des métiers de la main
Légendes fondatrices, sociétés compagnonniques, tour de France, réception et chef-d'œuvre : ce média raconte d'où vient le compagnonnage, comment il s'organise aujourd'hui et ce que recouvre le compagnonnage égalitaire dans ce paysage. Les rites et traditions, les conditions pour devenir compagnon, la liste des métiers, le contrat et le salaire pendant le tour complètent le panorama, en observateur. Aucune société compagnonnique ne s'exprime ici, aucun recrutement.
Comprendre l'histoire du compagnonnageLe compas ouvert est l'emblème du métier qui se mesure. Ces compas s'ouvrent à mesure que le jeune avance : de l'aspirant qui frappe à la porte au compagnon fini qui transmet, avec la durée que chaque étape demande en général.
Le jeune se présente, montre son intérêt pour un métier et est accueilli dans une maison ou une cayenne. Il découvre la vie collective avant tout engagement.
Durée courante : de quelques semaines à quelques mois, souvent pendant la formation initiale.
Qui peut devenir compagnonLe jeune change de ville et d'entreprise à intervalles réguliers, travaille le jour et se forme le soir. Il apprend autant des anciens que de la route.
Durée courante : de trois à six ans de déplacements selon le métier et la société.
Le tour de France des compagnonsUne pièce qui démontre la maîtrise du métier, jugée par les pairs. Sa réussite fait entrer le jeune dans la communauté des compagnons.
Durée courante : plusieurs centaines d'heures de conception et d'exécution, en dehors du temps de travail.
Chef-d'œuvre de compagnonLe compagnon reçu poursuit parfois le tour, puis se fixe. Il encadre les jeunes, siège dans les instances et porte la mémoire du métier.
Durée courante : toute une vie professionnelle, par choix et non par obligation.
Traditions et rites des compagnonsL'ouverture des compas suit la progression du jeune, sans valeur symbolique officielle. Les étapes et leurs noms diffèrent d'une société compagnonnique à l'autre ; ce média n'appartient à aucune d'elles et ne parle au nom de personne.
La canne du compagnon est l'attribut du voyageur. Ces cannes alignent quelques familles de métiers que l'on rencontre sur le tour de France, du bois à la pierre et de la table au cuir, avec la formation qui y conduit le plus souvent.
Les métiers du toit, historiquement les plus nombreux dans les sociétés compagnonniques. Trait de charpente, levage et couverture en ardoise, tuile ou zinc.
Formation d'entrée : CAP ou bac professionnel, puis le tour en alternance chez des entreprises d'accueil.
Les métiers du compagnonnageDe la cathédrale restaurée au mur de clôture, la pierre reste le métier emblématique des bâtisseurs. Le trait, la stéréotomie et la restauration du patrimoine en sont le cœur.
Formation d'entrée : CAP tailleur de pierre ou maçon, brevet professionnel en cours de tour.
Histoire du compagnonnageLe bois d'intérieur : portes, escaliers, meubles. Les travaux de réception en menuiserie comptent parmi les pièces les plus admirées des musées du compagnonnage.
Formation d'entrée : CAP menuisier fabricant, puis spécialisation en escalier ou agencement.
Chef-d'œuvre de compagnonLes métiers de bouche sont entrés dans le compagnonnage au vingtième siècle et comptent aujourd'hui parmi les plus demandés par les jeunes.
Formation d'entrée : CAP en deux ans, mention complémentaire fréquente avant le départ sur le tour.
Travailler pendant le compagnonnageLes métiers du cuir, plus rares, perpétuent un savoir-faire recherché par le luxe et l'équitation.
Formation d'entrée : CAP sellier ou maroquinerie, souvent suivi d'un tour plus court.
Devenir compagnonLa hauteur des cannes illustre la part de chaque famille de métiers dans les effectifs compagnonniques, de façon approximative. Les parcours de formation sont donnés en principe ; ils diffèrent d'une société à l'autre et ce média n'en représente aucune.
Cinq jalons pour situer un mouvement dont l'origine reste débattue et dont les formes ont changé plusieurs fois.
Moyen Âge
Les récits qui font remonter le compagnonnage aux bâtisseurs de cathédrales relèvent d'une tradition orale plus que d'archives continues. Les historiens retiennent surtout l'existence ancienne de solidarités organisées autour des chantiers et de la mobilité des ouvriers qualifiés.
XVIIIe siècle
Règlements, surnoms, usages de réception et rivalités entre devoirs apparaissent dans les sources judiciaires et corporatives. Le tour de France se dessine comme une itinérance de travail encadrée par des usages transmis de ville en ville.
XIXe siècle
Le siècle industriel voit se multiplier les projets de rapprochement entre devoirs, les querelles internes et les premiers écrits qui font connaître le compagnonnage hors des ateliers. Plusieurs courants réformateurs cherchent alors à réduire les hiérarchies entre métiers.
XXe siècle
Le paysage se stabilise autour de trois grandes familles, chacune avec ses métiers, ses maisons, ses règles d'admission et son vocabulaire. Les parcours de formation se rapprochent progressivement des diplômes professionnels reconnus par l'État.
2010
Le compagnonnage est inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, au titre d'un réseau de transmission des savoir-faire par le voyage, le geste et la vie collective.
Histoire, conditions d'entrée, métiers, salaire pendant le tour et chef-d'œuvre de réception : les articles publiés, du plus récent au plus ancien.

Bâtiment, bois, métal, cuir, textile, métiers de bouche : panorama des métiers du compagnonnage, des diplômes qui y mènent et des débouchés après le parcours.

Âge, diplôme, métier, itinérance : les conditions réelles pour entrer dans une société compagnonnique, les trois familles existantes et les étapes du parcours.

Conception, dessin, réalisation, présentation : comment se construit un chef-d'œuvre de compagnon, quels types d'ouvrages sont réalisés et combien de temps cela …

Des chantiers médiévaux à la reconnaissance de l'UNESCO en 2010 : les grandes étapes de l'histoire du compagnonnage, ses zones d'ombre et ses continuités.

Combien de temps dure le tour de France des compagnons, comment se déroule une étape, quelles villes accueillent les itinérants et ce que le voyage apporte …

Ce que désigne le compagnonnage égalitaire : origine du terme, principes revendiqués, mode d'organisation décrit par les sources et place dans le paysage …
Le compagnonnage se lit par son histoire, par son parcours d'entrée, par ses métiers et par son voyage. Chaque rubrique regroupe les articles qui traitent l'une de ces dimensions.
Origines débattues, structuration au fil des siècles, rites de réception et vocabulaire, décrits d'après les sources publiques.
Conditions d'âge et de diplôme, statut d'aspirant, itinérance : ce que le parcours suppose, avec les différences d'une société à l'autre.
Bâtiment, bois, métal, cuir, alimentation : les familles de métiers, les diplômes associés et les fourchettes de rémunération pendant l'apprentissage.
Étapes, villes traversées, durée indicative du voyage et travail de réception qui vient le clore.